Chapitre IV : Tom ? Mais ... Mais que fais-tu là ?
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Je me lève et m'avance doucement vers l'endroit où le bruit s'est fait entendre. Je ne suis pas du tout en confiance. Qui ça pourrait bien être ? Un murmure se fait entendre : « Putain ». J'avance dans le noir complet, tâtant le mur pour trouver l'interrupteur lorsqu'une main attrape ma cheville. Je pousse un cri, et sous la panique, ma main s'en va claquer le mur. Du bout des doigts, je peux sentir l'interrupteur. Je m'empresse d'appuyer dessus tout en tremblant comme une feuille. J'ouvre les yeux et regarde par terre. Je lâche un grand soulagement en voyant seulement Tom.
- Tom ? Mais ... Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis tombé ...
- Tombé ? Mais d'où ?
- De là, me dit-il en me montrant le plafond, où est marquée la trace rouge d'une main.
- Je ... C'est quoi la trace ?
- Du sang.
- Du sang ? Mais du sang de quoi, de qui ?
- Oui du sang ... Ca n'a aucune importance de savoir de qui il vient !
- Non ! J'ai du sang sur mon plafond, il peut venir de n'importe qui, mais ça n'a aucune importance ? Mais t'es bête ou quoi ?
- Hé ! Calme-toi et aide-moi à me lever !
- Tu te démerdes !
- Bill, si tu veux encore te lever pour aller au boulot, tu as intérêt à m'aider !
- Putain ...murmurai-je en l'aidant à se relever.
Il boîte en marchant, mais bon, à part ça, tout va bien ...
- Faut que tu me soignes le dos.
- Pourquoi ?
- J'ai eu un accident avec un mec.
Tout va bien ou pas ?
- Je ne suis pas médecin moi !
- Nan mais ton cousin qui lui est médecin t'a expliqué comment faire pour désinfecter ce genre de choses !
- J'y crois pas, d'où tu sais ça ?
- Je le sais, je sais tout de toi. Et au fait, depuis quand tu me tutoies ?
Je le regarde, c'est vrai ... je me permets de le tutoyer sans son accord.
- Désolé ... Ca doit être la panique un truc dans ce genre là.
- Ca passe pour une fois, bon, maintenant soigne moi, s'il te plait.
- Enlevez votre T-shirt.
Il fait ce que je lui demande, et là je peux voir son torse complètement nu. Cette musculature presque parfaite, sa peau qui a la chair de poule et enfin ce mystérieux tatouage à l'aine, comme une éclair qui va se réfugier sous son baggy ... Je viens seulement de remarquer ses vêtements, bien différents de ceux qu'il porte d'habitude au bureau. Un baggy est tenu par une ceinture noire. Son T-shirt - qui est maintenant dans sa main - est beaucoup trop grand pour lui. Il porte aussi cette casquette, soutenant ses imposantes dreads. Oui, ces vêtements lui vont bien. A se demander s'il ne braque pas des superettes avec les délinquants du coin ... Je suis bête, à toujours me faire des films !
- Oui très bête, je suis chef d'entreprise, et non un voleur !
A oui ... C'est vrai monsieur lit dans les pensées. Je déteste ça ! Mais enfin je m'en vais dans la salle de bain et reviens avec la trousse de pharmacie. Il s'est déjà installé sur le canapé. Je me mets à côté de lui et demande pour qu'il se mette dos à moi, ce qu'il fait. Je sors une lingette désinfectante [désolé, mais je ne suis pas une spécialiste de médecine ! ] et la pose doucement sur la grande coupure où de fines gouttes de sang s'échappent pour dégringoler sur le dos de Tom. Je fais glisser la lingette pour enlever le liquide carmin, puis pose celle-ci sur la table basse pour prendre un grand pansement avant de le poser sur la blessure. Au contact de mes mains, Tom frisonne. Pourquoi ? Peut-être à cause du froid : je n'ai pas allumé le chauffage ! Enfin, je colle soigneusement le pansement et me lève.
- Vous devriez aller voir un Médecin, ca à l'air important.
- Ca à l'air, mais ne l'est pas.
- C'est juste un conseil ...
- Oui bah tes conseils, tu les gardes pour toi !
Je reste figé. Son ton était froid ! Il ne va pas recommencer à changer d'humeur comme ça celui là ?
- Désolé ... , s'excusa-t-il avec une voix douce.
Ah bah si, et après ça va être quoi ?
- Après c'est tout !
- Arrêtez ! Je déteste ça !
- Je sais.
Je me masse les tempes et me lève pour prendre un verre d'eau dans la cuisine. Tom, bien entendu, me suit. Restons calme, j'ai quand même un peu peur de la réaction qu'il aurait si j'en venais à m'énerver. Même si je m'habitue petit à petit à sa grande marginalité, j'aurai toujours cette peur au ventre. Peur qu'il ne m'attaque ou je ne sais quoi encore ! Bref ne pensons plus à ça. J'ai soif. Je me sers un verre d'eau en en proposant un à Tom qui refuse, et le bois d'une traite. Je relève la tête après avoir regardé mes pieds nus et remarque que Tom n'est plus là. Mais où est-il?
- Ah, tu as une araignée là.
- Quoi ?
Je lève la tête et le vois dans un coin de mon plafond, alors qu'il contemple une énorme araignée.
- Ah bah comme ça vous vous sentirez moins seul à jouer Spiderman ! Dis-je avec un rire nerveux.
- Fais attention au ton avec lequel tu me parles !
- Mais ... Mais c'est tout à fait normal ! Je suis dépassé par les événements qui m'arrivent en ce moment ! D'abord Tu ... Vous qui arrivez comme ça, vous qui vous dévoilez d'un coup comme une sorte de ... de vampire ou je ne sais quoi et ...
- Retire ce que tu viens de dire ! S'énerva-t-il tout en atterrissant par terre. Je ne suis pas qu'un simple vampire, compris ? Les vampires sont des sous races, ils sont inférieur à nous ! Tout comme les humains ! Finit-il par chuchoter.
- Tout comme les humains ? Alors pour vous nous ne sommes que des humains sans cervelle ! Mais vous êtes irrespec ....
Je n'ai pas le temps de finir que deux lèvres douces viennent se poser sur les miennes. Les yeux grands ouverts, je comprends que Tom est à l'origine de cet acte. Sans plus attendre, je le pousse et lui lance un regard noir. Là tout de suite, je n'ai qu'une envie: celle de le gifler !
- Chut. Ne dis rien avant de savoir vraiment qui je suis. Tu ne me connais pas assez. Alors tais-toi et évite de dire que je suis irrespectueux.
Je bouillonne sur place. Je déteste ça, qu'on demande que je me taise. Et la vous vous dîtes « Mais il déteste tout celui là ! » Et bien non ! Je suis juste fatigué, c'est tout.
- Bref ... On va faire un tour ? Me dit-il tout souriant.
- Mais ... à 21h00 ?
- Bah oui, vas t'habiller.
- Je suis fatigué, je n'ai qu'une envie, c'est d'aller me coucher.
- ... Je t'attends.
- Mais vous n'avez pas compris ce que je viens de dire ?
- Si ! Mais tu ne peux pas refuser une invitation de ton patron quand même ?
Je regarde le sourire qu'il me lance : un sourire de supériorité. Je souffle un coup et me dirige vers la chambre, me dépêche de mettre un jeans, un pull, une grande veste. Pour fignoler le tout, j'enfile des santiags avant de retourner dans la cuisine, là où Tom m'attend. Nous nous apprêtons à ouvrir la porte de mon appartement quand j'entends des bruits dans les escaliers de mon immeuble. Puis un toussotement ... Andréas, il rentre déjà ?
- Andréas ... On ne peut pas sortir.
- Ah oui Andréas, répliqua Tom les dents serrées. Attendons qu'il soit rentré, fini t-il.
- Non, il va entendre ma porte s'ouvrir, puis les pas dans les escaliers. Non. C'est beaucoup trop risqué.
- Bon bah ... je vois que je n'ai pas le choix.
- On reste ici ! Dis-je tout content.
- Non, viens.
Il me prend la main ... Main particulièrement douce et chaude. Tom traverse le salon et ouvre la porte- fenêtre. Ne me dit pas qu'il va ... Il colle son corps contre le mien, nos visages sont à quelques centimètres l'un de l'autre, nos souffles se mélangent, on se croirait presque dans l'une de ces séries romantiques.
- Que comptez-vous faire ?
- Sauter.
- Quoi ?
Il ne prend pas la peine de répondre et s'accroche au balcon, regarde si personne n'est là et monte dessus tout en fixant le sol.
- N'y pensez même pas Tom, dis-je tout en m'accrochant à lui.
- Oh que si.
- Oh que non !
Il me sourit puis se laisse tomber dans le vide, mes bras accrochent autour de son cou, je pousse un cri puis ferme les yeux. Quelques secondes après, je sens qu'on ne bouge plus, je sens juste les mains de Tom, qui me tiennent à la manière d'une princesse. Je n'ose ni ouvrir les yeux, ni me décrocher du cou de Tom.
- C'est bon tu sais ?
- Je ...
Je me détache de lui et ouvre les yeux. Une fois que je sens mes pieds sur le sol, je pousse un long soupir.
- Vous voulez ma mort ou quoi ? Lui criai-je en mettant ma main sur ma poitrine.
- Alors là, non, pas du tout !
- Je suis accompagné d'un fou !
Je l'entends rigoler. Vexé, je commence à marcher dans cette rue sombre. Tom vient à côté de moi.
- Dommage que tu n'aies pas une vigne à côté de ton balcon, me dit-il.
- Pourquoi j'en aurais une ?
- On aurait pu jouer à Roméo et Juliette.
Je m'arrête puis le regarde avec le sourcil arqué. Lui a ce petit sourire amusé sur le visage. Je me mords la lèvre pour ne pas lui montrer que je trouve cette blague complètement stupide et amusante ... Chose impossible. Un sourire se dessine sur mes lèvres.
- Tu rigoles ! S'exclama t-il.
- Non, je souris, ce n'est pas la même chose.
- Oui, tant que tu montres que mon humour est présent.
- Votre humour est à chier !
- M'ouais.
- Désolé de vous casser votre rêve.
- Un rêve ? Mais c'est une réalité ! Mon humour est à la perfection !
- Si vous voulez.
Je recommence à marcher en le laissant là. Ces rues ne sont pas très rassurantes. Et dire que j'habite à quelques mètres de là. Nous restons dans le silence quelque temps, jusqu'à ce que quelqu'un interpelle Tom :
- Tom !
Nous nous retournons et à notre grande surprise, personne n'est derrière.
- Bouh !
Je me retourne en sursautant et me retrouve devant un mec baraqué aux longs cheveux châtains.
- Ah ! Georg ! s'exclama Tom en lui serrant la main, que fais-tu ici ?
- Je me promène et toi, ou plutôt et vous ?
- Idem.
- Ah et tu ne me présentes pas ?
- Ah si, Bill je te présente Georg, mon meilleur ami, et euh Georg je te présente Bill.
- Enchanté Bill.
- Euh, moi aussi.
- Bien Georg, nous allons te laisser, à plus tard.
- Oui c'est ça, à plus tard.
Tom me prend le bras et m'emmène loin de Georg. Il marche vite !
- Tom, lâchez-moi.
Rien n'y fait, il continue à avancer.
- Tom !
Je retire mon bras d'un coup sec, lui me lance un regard noir. Mais qu'est-ce qui lui prend à la fin ?
- C'est bon, je rentre chez moi !
Je me retourne et recommence à marcher d'un pas rapide, lorsque que je sens deux mains sur ma taille, qui m'emmènent sur le corps chaud de Tom. Un souffle s'insinue sur ma nuque, puis un chuchotement me parvient aux oreilles.
- On va chez moi. Ferme les yeux s'il te plait.
J'hésite à faire ce qu'il me dit, puis après 5 petites secondes, mes yeux se ferment instinctivement. Je reste comme ça, sans rien faire, un petit temps ; jusqu'à ce que Tom m'ordonne d'ouvrir les yeux. Je m'exécute. Et là, je reste émerveillé devant la magnifique maison, ou plutôt la villa qui s'ouvre à moi. Elle est magnifique, cette demeure en pierres blanches. Des fleurs rouges ornent chaque rebord de fenêtre, alors que des petites lumières sont ancrées dans l'herbe, le long d'une l'allée tracée par un amoncellement de cailloux blancs. La villa est illuminée de partout.
- Waw.
- Tu viens ? On rentre.
J'acquiesce et nous rentrons dans la villa. C'est encore plus beau dedans que dehors ! Mais ... Pourquoi les lumières sont-elles ouverte alors qu'il n'y avait personne dans la maison ?
- Ma femme de ménage, mes cuisiniers et mon majordome habitent ici.
- Ah ... Ok.
- Maria !
Nous entendons des talons, puis une femme d'une cinquantaine d'années entre dans le hall.
- Oui ?
- Ou est Jack ?
- Chez son frère, il vous l'a dit hier.
- Ah ... Oui c'est vrai.
- Bien, voulez vous quelque chose à boire pour vous et votre invité ?
- Oui, sort une bouteille de champagne, enfin si Bill en a l'envie ?
- Euh bah pourquoi pas.
- Deux coupes de champagnes alors.
- Bien, je vous apporte ça tout de suite.
Elle s'en va aussi vite qu'elle est venue.
- Viens, nous allons nous asseoir dans le canapé.
Nous nous dirigeons vers le salon lorsque nous entendons un verre se fracasser par terre. Les lumières clignotent puis s'éteignent. Il va m'arriver combien de choses en une soirée là ?
- Surtout ne bouge pas, me dit Tom.
Je peux voir qu'il regarde dans une direction, mais je ne vois rien, c'est noir. La peur me monte au ventre.
____________________________Hum ... Je ne suis pas fière de moi U_U. Cette suite est ... naze. Mais bon comme vous vous en doutez, dans le prochain chapitre il y aura de l'action ! Beaucoup plus que dans le chapitre deux, et oui ! J'espère que cette suite vous plait quand même =X.
Bouh².
Va parler aux Tokio Hotel, vite :
x-wir-sond-tokio-hotel-x [second degré.]